Le marché s’est plutôt bien porté en 2018 mais la tendance devrait s’inverser en 2019. Elle s’explique par l’augmentation des taux qui étaient annoncés depuis quelque temps mais également par les prix élevés dans les grandes villes et une fiscalité assez lourde.

Les taux d’emprunt vont augmenter progressivement

Les personnes qui ont investi dans l’immobilier en 2017 et 2018 ont pu bénéficier de taux d’intérêt bas et très intéressants. Ils étaient d’environ 1.50% en moyenne sur une période de 20 ans. Il est devenu plus facile car la durée des prêts a été allongé et cela a permis de fluidifier les transactions. Elle représente 950 000 dans l’immobilier ancien. Alors qu’est ce qui va changer cette année? Laurent Hosana explique la politique monétaire de la banque centrale européenne est beaucoup moins avantageuse, l’Etat a beaucoup emprunté et il est plus difficile aujourd’hui d’obtenir un crédit. Mais les taux devraient tout de même rester encore attractifs.

Une situation particulière dans l’ancien

Le marché français est loin d’être homogène. Il existe de fortes disparité en fonction des régions et entre les grandes villes et les petites et moyennes de ville de Province. La ville de paris a connu une augmentation de plus de 7% du prix au m2, 9600 euros. Lyon est en progression de 8.5% et le prix au m2 à Bordeaux atteint 4200 euros soit une hausse de 18%. Les villes comme Marseille, Toulouse, Montpellier, Nice restent stables.

Le marché immobilier dans le neuf connaît des difficultés

La fédération des promoteurs immobiliers a récemment publié les chiffres de l’observatoire du logement neuf et indiquent que les ventes ont chuté de près de 10%. Il faut différencier les accédants dont le nombre a baisser de 2% et les investisseurs qui eux ont baissé de 17%.

Les professionnels de l’immobilier ne sont pas optimistes à cause des futures élections municipales de 2020 qui risquent de retarder plusieurs grands chantiers.

L’encadrement des loyers dans le locatif

Le projet de loi ELAN qui porte sur le logement va donner la possibilité aux collectivités d’encadrer les loyers pendant cinq ans.

L’année 2019 va connaître une forte baisse en terme de transactions. Cette tendance peut s’expliquer par la réduction des allocations logements décidée par le gouvernement. Le prêt à taux zéro est également moins favorable aux personnes qui achètent pour la première fois dans les zones B2 ET C. La situation fiscale du pays qui n’est pas encore clairement défini, les français qui attendent de voir les conséquences de la mise en place du prélèvement à la source ne vont qu’accentuer ce phénomène de ralentissement.