Sociétés foncières cotées en bourse, les SIIC ont pour but l’acquisition et l’exploitation d’un parc immobilier locatif. La bonne nouvelle est que les SIIC sont ouvertes aux particuliers qui, en devenant actionnaires, peuvent en tirer un profit financier. Le point sur le sujet avec Bertrand Boillon.

Immobilier locatif : un investissement non sans risques !

En France, l’investissement locatif séduit de plus en plus, mais cela ne veut pas dire qu’il est dénué d’inconvénients. Il est vrai que les Français aiment la pierre, et pour cause ! Investir dans l’immobilier locatif permet de diversifier son patrimoine et d’accéder à un revenu complémentaire. En outre, c’est l’un des seuls placements qui permet d’investir à crédit, ce qui explique l’engouement des particuliers, d’autant plus en cette période de taux bas. Ce n’est pas tout : l’emprunt peut être combiné à un avantage fiscal comme le dispositif Pinel, ce qui rend l’investissement immobilier encore plus attrayant. Cela dit, il faut savoir que gérer un bien est assez contraignant. Idem pour le budget nécessaire à l’acquisition d’un bien immobilier. Dans ce cas, la gestion collective peut représenter une piste intéressante, qui permet d’obtenir un revenu sans pour autant pâtir des inconvénients de la détention directe d’un bien.

SIIC, de quoi parle-t-on ?

Pour dire les choses simplement, les SIIC, qui existent depuis le début des années 2000, sont des sociétés d’investissement immobilier cotées en bourse. Son objectif : la mutualisation des fonds d’investissement pour l’acquisition, la construction ou la rénovation des immeubles, ainsi que leur exploitation. En étant actionnaires, les particuliers ne détiennent pas les biens en direct. A l’instar des OPCI et SCPI, les SIIC visent principalement à acheter des biens immobiliers pour les mettre en location. Le revenu émane des loyers et des plus-values éventuelles réalisées lors des reventes. Actuellement, on dénombre 24 SIIC en France, gérées par des poids lourds du secteur immobilier comme Altarea, Paref, Icade ou encore Gecina. Au 30 septembre 2019, la capitalisation boursière de ces SIIC a été estimée à un peu plus de 71 milliards d’euros par l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF).

Régime de transparence fiscale et performances

Le gros avantage des SIIC est qu’elles sont soumises à un régime de transparence fiscale, ce qui veut dire qu’elles ne sont pas assujetties à l’impôt sur les sociétés. En revanche, elles sont tenues de redistribuer 70% des plus-values réalisées à leurs actionnaires, et 95% des loyers perçus en dividendes. Pour le particulier actionnaire, c’est une opportunité d’accès à des rendements intéressants. Côté actionnaire, les revenus obtenus des SIIC sont taxés, mais ils le sont de façon transparente et claire. Il en va de même pour les dividendes des produits financiers cotés. Concrètement, ces revenus sont soumis à la flat tax au taux de 30% (prélèvements sociaux inclus). Sachez par ailleurs qu’il est toujours possible de choisir l’impôt sur le revenu quand cela est plus avantageux. Rappelons enfin que les actions de SIIC ne sont pas prises en compte dans le calcul de l’IFI (impôt sur la fortune immobilière).