Demandes de Valeurs Foncières, communément appelé DVF ou DVF Etalab, est une base de données rendue accessible par le gouvernement. Son but ? Donner accès aux particuliers aux prix de vente des biens immobiliers sur une période s’étalant sur les 5 dernières années, qu’ils soient vendeurs ou acheteurs. Concrètement, DVF Etalab vous donne la possibilité de connaître les prix auxquels sont vendus des biens similaires à celui qui vous intéresse (acheteur) ou au vôtre (vendeur). L’idée, vous l’aurez compris, est de faciliter l’évaluation d’un bien immobilier, un peu sur le modèle de Patrim, une base de données similaires ouverte au public en 2014.

Les nouvelles données sur les prix de l’immobilier en France

Préalablement à DVF, les particuliers avaient la possibilité de consulter les prix des transactions immobilières sur la base Patrim. Seul bémol : il fallait obligatoirement fournir son identifiant fiscal pour pouvoir accéder aux données du fisc sur les prix des biens immobiliers. De plus, l’utilisation de Patrim est limitée à 50 requêtes par trimestre, sans oublier que les données qui s’affichent pour chaque requête ne sont pas exhaustives.

C’est justement pour dépasser ses limites que l’application DVF a été développée par Etalab, pour un accès illimité aux valeurs des biens immobiliers. En outre, grâce à l’open data, il n’est plus nécessaire de s’identifier via son numéro fiscal. DVF Etalab sert le même dessein que Patrim, à savoir fournir des données aux particuliers sur les prix des biens immobiliers. Des données sourcées directement auprès du cadastre et des notaires. Très vite, DVF est devenu, à juste titre, la référence de l’estimation de la valeur des biens immobiliers en France.

Qui est Etalab ?

Composé d’experts du numérique et de la Data, mais aussi de data scientists, Etalab est un département de la DINUM (Direction Interministérielle du Numérique). Sa mission ? Globalement, il s’agit de chapeauter la stratégie étatique de la Data, notamment en coordonnant l’ouverture et le partage des données publiques. C’est grâce à l’expertise de ses équipes qu’Etalab a pu développer l’application DVF, qui rend accessible les données de la Direction Générale des Finances Publiques.

Comment consulter DVF Etalab ?

DVF Etalab est une application Web géolocalisée, conçue avant tout dans un souci de praticité. Car si les données sur les valeurs des biens immobiliers sont accessibles sur le site du cadastre, ils ne sont disponibles qu’en format texte brut. En plus d’être difficilement lisible, le fichier est en outre assez volumineux. Pour y remédier, Etalab a donc développé l’application DVF, qui rend les données brutes de la base du cadastre plus simples à consulter.

En accédant à DVF sur l’adresse https://app.dvf.etalab.gouv.fr/, vous serez accueilli sur une page présentant la carte géographique de la France. Il suffit ensuite de renseigner le département, la commune, la section cadastrale et la parcelle cadastrale qui vous intéressent dans les champs prévus à cet effet (à gauche de la carte). Dès lors, s’afficheront tous les biens immobiliers sur lesquels l’administration fiscale détient la valeur foncière. Concrètement, la carte affichera tous les biens vendus dans la zone géographique choisie au cours des 5 dernières années. Tout ce que vous aurez à faire est de cliquer sur la parcelle de votre choix pour découvrir un ensemble d’informations : prix de vente, type du bien, nombre de pièces, superficie…

DVF Etalab = plus de transparence sur le marché immobilier

C’est tout l’objet de DVF Etalab : apporter plus de transparence sur le marché immobilier en France. L’évaluation d’un bien, traditionnellement délicate, s’en voit d’un coup facilitée. En affichant les valeurs foncières sur les 5 dernières années, DVF permet aux vendeurs de proposer leurs biens à la vente au plus près de la réalité du marché. Les acheteurs, quant à eux, disposent d’une véritable mine d’informations qui leur permet d’acheter au prix juste, quelle que soit la zone géographique choisie. En bref, tout le monde y gagne.

Gardez toutefois à l’esprit que de nombreux facteurs entrent dans l’évaluation d’un bien immobilier, notamment l’emplacement. Ce dernier est difficilement comparable car unique au bien immobilier, tant bien même il puisse présenter les mêmes caractéristiques qu’un autre dans la même zone (superficie, nombre de pièces…). A ce propos, il faut savoir qu’une différence d’emplacement d’à peine quelques dizaines de mètres peut influer sur le prix du bien, particulièrement dans les grandes agglomérations.

DVF Etalab et Patrim, complémentaires ?

Nous vous le disions, Patrim est en quelque sorte l’ancêtre de DVF Etalab. Rappelons également que la base Patrim a certaines limites, notamment du point de vue de l’obligation de fournir son identifiant fiscal pour y accéder, en plus de la limite imposée aux nombres de requêtes. Pour autant, cette base reste complémentaire à DVF Etalab, en cela qu’elle fournit des données non disponibles dans cette dernière. En combinant l’usage des deux bases de données, on peut arriver à obtenir une estimation immobilière plus précise. De son côté, DVF apporte son lot de nouveautés, comme par exemple le fait qu’elle fait apparaître les terrains à bâtir, mais aussi les locaux industriels, deux types d’informations inaccessibles sur Patrim.

Cela dit, DVF Etalab ne fournit pas certaines informations qui ont leur importance dans l’évaluation d’un bien immobilier, notamment : le type de dépendance, l’état général du bien, l’étage où se trouve l’appartement, l’état locatif, l’orientation du bien, l’année de construction… On s’attend toutefois à ce que ces catégories de données soient ajoutées ultérieurement à la base de données lors des prochaines mises à jour. Rappelons aussi que DVF ne présente que les transactions immobilières conclues au cours des 5 dernières années, tandis que Patrim vous donne la possibilité de remonter jusqu’à 8 ans. Vous l’aurez donc compris, les deux bases de données sont effectivement complémentaires. Sachez enfin que vous ne pourrez trouver aucune information sur les transactions immobilières dans certaines zones géographiques comme l’Alsace, Mayotte ou en Moselle. La raison à cela est que les données de ces secteurs ne sont pas gérées par le ministère des Finances, mais plutôt par celui de la Justice.